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Assekrem 2002

Notre première méharée en 2002 se déroula dans l'Assekrem, sous la conduite bienveillante d'Akoulen, fier touareg. Elle répondait à un engagement pris à DOUZ (Tunisie) en 1975, et avorté en 1976 au nord d'Arak, lorsque le disque d'embrayage de ma 4L avait rendu l' âme dans une congère de sable alors que nous filions vers TAM.

Vingt six ans plus tard, je retrouvais le sahara avec Simone. Dès cette première expérience, une année sans une randonnée chamelière dans le désert est devenue pour nous une année incomplète.

En 2002 il avait beaucoup plu au mois d'octobre et les collines étaient recouvertes de fleurs mauves d'oseille sauvage. Akoulen nous promena dans l'Assekrem, sa terre, son jardin. Nous rencontrions au fil des jours ses neveux, ses fils, son frère, des bergères, les moines de l'ermitage du père de Foucault. Souvent le soir les guides des autres méharées venaient s'asseoir autour du feu pour bavarder et échanger des nouvelles avec cet homme sage et expérimenté. Quel plaisir de le voir partir visiter des parents au trot sur son dromadaire ! Quelle grâce ! Nous étions avec des cavaliers :  plusieurs fois, alors que nous marchions, nous constatâmes que tous nos compagnons touaregs étaient en selle sur leurs dromadaires.

L'altitude et les nuits sans lune nous permirent d'observer des ciels d'une beauté fascinante.

 Notre voyagiste: www.point-afrique.com

Tadrart 2004

La Tadrart était notre troisième destination de randonnée chamelière au Sahara. Nous y sommes allés en novembre 2004 (et non en 2003 comme dans le roman La Forteresse du désert). Ce massif de grès rose se situe dans l’extrême sud-est de l’Algérie, près des frontières de la Libye et du Niger. Il se prolonge d’ailleurs par la Tadrart libyenne. Le vent a érodé les grès en un sable d’un rose très vif, tout en sculptant des reliefs extraordinairement variés. L’imagination peut y reconnaître toutes sortes d’animaux, mais aussi des baldaquins, des champignons, des échauguettes, des vaisseaux, des citadelles… C’est assurément la région où nous avons vu les couleurs les plus fastueuses et les sculptures naturelles les plus surprenantes.

Notre guide, Mohamed, nous a promenés pendant quinze jours dans un enchevêtrement de canyons riches en peintures et en gravures rupestres, séparés par des étendues de dunes. Le coucher de soleil stoïquement attendu en plein vent de sable sur les dunes de Tin-Merzouga d’où nous dominions une véritable palette de couleurs en direction de la frontière libyenne, reste un grand moment de ce voyage inoubliable… (J5 dans le roman).

Quand à l’emplacement de la Forteresse, j’ai ma petite idée sur la question, mais je laisse au lecteur le plaisir de l’imaginer à sa convenance !

Notre voyagiste : www.point-afrique.fr 


 Tassili N'Ajjer 2008

Nous revenions à Djanet pour la deuxième fois mais c'était en fait notre troisième atterrissage, car les vols faisaient à l'époque une boucle : Paris-Djanet-Tamanrasset ou Paris-Tamanrasset-Djanet. A chaque arrivée sur Djanet la surprise est identique : le ruban noir bitumé de la piste émergeant soudain d'une mer de sable !...

Après un transfert en voiture au site des gravures rupestres de Dider, le circuit consistait à revenir à pied à Djanet en passant par Essendilène, lieu emblématique bien connu des lecteurs de Roger Frison-Roche. Durant la première semaine notre itinéraire baptisé "la piste oubliée" empruntait une succession de canyons particulièrement sauvages et accidentés, totalement inaccessibles aux véhicules, difficiles par endroits pour les dromadaires encore bien chargés.

Cette piste oubliée recélait de nombreuses peintures rupestres, parmi lesquelles des chars garamantes tirés par des chevaux au galop dont les pattes s'allongeaient à l'horizontale, mais aussi plusieurs gueltas à l'écart des sentes.

 Comment oublier la gentillesse de Joseph, le chamelier qui encourageait ses animaux de la voix dans les passages délicats, et qui nous témoignait tant d'attentions ! La dernière nuit, il nous a confectionné une délicieuse galette de pain qu'il nous a remise le lendemain au moment de la séparation à l'approche de Djanet.

notre voyagiste: www.tamera.fr